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Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en matière d’agriculture et d’agroalimentaire (L.C. 1995, ch. 40)

Loi à jour 2020-06-17; dernière modification 2019-01-15 Versions antérieures

Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en matière d’agriculture et d’agroalimentaire

L.C. 1995, ch. 40

Sanctionnée 1995-12-05

Loi établissant un régime de sanctions administratives pécuniaires pour l’application de la Loi sur la médiation en matière d’endettement agricole, de la Loi relative aux aliments du bétail, de la Loi sur les engrais, de la Loi sur la santé des animaux, de la Loi sur les produits antiparasitaires, de la Loi sur la protection des végétaux, de la Loi sur la salubrité des aliments au Canada et de la Loi sur les semences

Sa Majesté, sur l’avis et avec le consentement du Sénat et de la Chambre des communes du Canada, édicte :

Titre abrégé

Note marginale :Titre abrégé

 Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en matière d’agriculture et d’agroalimentaire.

Définitions

Note marginale :Définitions

 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente loi.

Commission

Commission La Commission de révision prorogée par le paragraphe 27(1). (Tribunal)

loi agroalimentaire

loi agroalimentaire La Loi sur la médiation en matière d’endettement agricole, la Loi relative aux aliments du bétail, la Loi sur les engrais, la Loi sur la santé des animaux, la Loi sur les produits antiparasitaires, la Loi sur la protection des végétaux, la Loi sur la salubrité des aliments au Canada ou la Loi sur les semences. (agri-food Act)

ministre

ministre Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire ou :

  • a) le ministre de la Santé, pour toute violation relative à une contravention :

  • b) le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, pour toute question relative aux procès-verbaux relatifs aux contraventions à la législation frontalière visée au paragraphe 11(5) de la Loi sur l’Agence canadienne d’inspection des aliments. (Minister)

sanction

sanction Sanction administrative pécuniaire infligée pour une violation. (penalty)

  • 1995, ch. 40, art. 2
  • 1997, ch. 21, art. 30
  • 2002, ch. 28, art. 82
  • 2005, ch. 38, art. 30 et 145
  • 2012, ch. 24, art. 98
  • 2015, ch. 2, art. 113

Objet

Note marginale :Principe

 La présente loi a pour objet d’établir, comme solution de rechange au régime pénal et complément aux autres mesures d’application des lois agroalimentaires déjà en vigueur, un régime juste et efficace de sanctions administratives pécuniaires.

Attributions du ministre

Note marginale :Pouvoir réglementaire

  •  (1) Le ministre peut, par règlement :

    • a) désigner comme violation punissable au titre de la présente loi la contravention — si elle constitue une infraction à une loi agroalimentaire :

    • b) qualifier les violations, selon le cas, de mineures, de graves ou de très graves;

    • b.1) établir le sommaire caractérisant la violation dans les procès-verbaux;

    • c) fixer le montant — notamment par barème — de la sanction applicable à chaque violation;

    • d) prévoir les critères de majoration ou de minoration — notamment pour les transactions — de ce montant, ainsi que les modalités de cette opération;

    • e) régir la détermination d’un montant inférieur à la sanction infligée dont le paiement, dans le délai et selon les modalités réglementaires, vaut règlement;

    • f) prévoir les cas dans lesquels la Commission peut procéder, dans le cadre du paragraphe 14(1), par écrit ou par la tenue d’une audience;

    • g) régir, notamment par l’établissement de présomptions et de règles de preuve, la notification des documents autorisés ou exigés par la présente loi;

    • h) prendre toute mesure d’ordre réglementaire prévue par la présente loi;

    • i) prendre toute autre mesure d’application de la présente loi.

  • Note marginale :Plafond de la sanction

    (2) Le plafond de la sanction est de 2 000 $ pour toute violation commise par une personne physique, sauf dans le cadre d’une entreprise ou à des fins lucratives, et, dans les autres cas, de 5 000 $, 15 000 $ ou 25 000 $, selon que la violation est mineure, grave ou très grave.

  • Note marginale :Critères

    (3) Figurent parmi les critères prévus par le ministre au titre de l’alinéa (1)d) notamment :

    • a) la nature de l’intention ou de la négligence du contrevenant;

    • b) la gravité du tort causé par la violation;

    • c) les antécédents du contrevenant relatifs aux violations d’une loi agroalimentaire ou aux condamnations pour infraction à une telle loi dans les cinq ans précédant la violation.

  • 1995, ch. 40, art. 4
  • 2012, ch. 24, art. 99
  • 2015, ch. 2, art. 114
  • 2016, ch. 9, art. 70 et 72

Note marginale :Précision

 Tout acte ou omission qualifiable à la fois de violation et d’infraction peut être réprimé soit comme violation par le ministre, soit, sur sa recommandation, comme infraction, les poursuites pour violation et celles pour infraction s’excluant toutefois mutuellement.

Note marginale :Pouvoir du ministre : agents verbalisateurs

 Le ministre peut désigner, individuellement ou par catégorie, les agents verbalisateurs.

  • 1995, ch. 40, art. 6
  • 2015, ch. 2, art. 115

Ouverture de la poursuite

Note marginale :Violation

  •  (1) Toute contravention désignée au titre de l’alinéa 4(1)a) constitue une violation pour laquelle le contrevenant s’expose à l’avertissement ou à la sanction prévus par la présente loi.

  • Note marginale :Verbalisation

    (2) L’agent verbalisateur qui a des motifs raisonnables de croire qu’une violation a été commise peut dresser un procès-verbal qu’il fait notifier au contrevenant. Le procès-verbal comporte, outre le nom du contrevenant et les faits reprochés, soit un avertissement, soit le montant, établi en application du règlement, de la sanction à payer — auquel cas il précise le délai et les modalités de paiement — et, sous réserve des règlements, le montant inférieur de la sanction infligée prévu au procès-verbal dont le paiement, dans le délai et selon les modalités, vaut règlement.

  • Note marginale :Sommaire des droits

    (3) Figurent aussi au procès-verbal en langage clair un sommaire des droits et obligations du contrevenant prévus par la présente loi, notamment le droit de contester les faits reprochés auprès du ministre ou de la Commission et la procédure pour le faire.

  • 1995, ch. 40, art. 7
  • 2012, ch. 24, art. 100(A)
  • 2015, ch. 2, art. 116(A)
  • 2016, ch. 9, art. 71(A) et 72(A)
 
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