Government of Canada / Gouvernement du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Recherche

Code canadien du travail (L.R.C. (1985), ch. L-2)

Texte complet :  

Loi à jour 2020-01-16; dernière modification 2019-09-01 Versions antérieures

PARTIE IIIDurée normale du travail, salaire, congés et jours fériés (suite)

SECTION XV.2Congé pour les membres de la force de réserve (suite)

Note marginale :Preuve du congé

  •  (1) Sur demande de l’employeur, l’employé lui fournit le document réglementaire — ou, à défaut, tout document approuvé par le chef d’état-major de la défense nommé en vertu du paragraphe 18(1) de la Loi sur la défense nationale — confirmant qu’il prend un congé en vertu de la présente section.

  • Note marginale :Document du commandant

    (2) À défaut de document réglementaire ou de document approuvé par le chef d’état-major de la défense, l’employé fournit, sur demande, à l’employeur un document de son commandant portant qu’il prend part à une opération ou à une activité visées aux alinéas 247.5(1)a) à g).

  • Note marginale :Délai

    (3) Sauf motif valable, le document visé aux paragraphes (1) ou (2) est fourni dans les trois semaines suivant la date où commence le congé.

  • 2008, ch. 15, art. 1

Note marginale :Report de la date de retour au travail

  •  (1) Faute par l’employé de fournir un préavis d’au moins quatre semaines de la date à laquelle le congé qu’il a pris en vertu de la présente section prend fin, l’employeur peut retarder le retour au travail de l’employé pour une période d’au plus quatre semaines à compter du moment où celui-ci l’informe de la date de la fin du congé. Le cas échéant, l’employeur en avise l’employé et celui-ci ne peut retourner au travail avant la date fixée.

  • Note marginale :Exception

    (2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas si l’employé informe son employeur conformément à l’alinéa 247.6(1)b) avant le début de son congé et que la durée du congé n’est pas modifiée après le jour où il a commencé.

  • Note marginale :Présomption

    (3) La période visée au paragraphe (1) qui précède la date de retour au travail est réputée faire partie du congé.

  • 2008, ch. 15, art. 1

 [Abrogé, 2017, ch. 33, art. 211]

Note marginale :Continuité d’emploi

  •  (1) Pour le calcul des avantages de l’employé en situation de congé sous le régime de la présente section, la durée de l’emploi est réputée ne pas avoir été interrompue, la période de congé n’étant toutefois pas prise en compte.

  • Note marginale :Ancienneté

    (2) Les périodes pendant lesquelles l’employé se trouve être en congé sous le régime de la présente section sont prises en compte pour la détermination de l’ancienneté.

  • 2008, ch. 15, art. 1

Note marginale :Application de l’art. 189

 L’article 189 s’applique dans le cadre de la présente section.

  • 2008, ch. 15, art. 1

Note marginale :Reprise de l’emploi

  •  (1) L’employeur est tenu de réintégrer l’employé dans son poste antérieur à la fin du congé pris en vertu de la présente section.

  • Note marginale :Poste comparable

    (2) Faute — pour un motif valable — de pouvoir réintégrer l’employé dans son poste antérieur, l’employeur lui fournit un poste comparable, au même endroit, au même salaire et avec les mêmes avantages.

  • 2008, ch. 15, art. 1

Note marginale :Poste différent

 Sous réserve des règlements, l’employeur peut affecter à un poste différent, comportant des conditions d’emploi différentes, l’employé qui n’est pas en mesure de remplir les fonctions liées au poste antérieur ou au poste comparable visés à l’article 247.93.

  • 2008, ch. 15, art. 1

Note marginale :Modifications consécutives à une réorganisation

  •  (1) Si, pendant la période du congé qu’il prend en vertu de la présente section, le salaire et les avantages du groupe dont il fait partie sont modifiés dans le cadre de la réorganisation de l’établissement où ce groupe travaille, l’employé, à sa reprise du travail, a droit au salaire et aux avantages afférents à l’emploi qu’il réoccupe comme s’il avait travaillé au moment de la réorganisation.

  • Note marginale :Avis de modification

    (2) Dans le cas visé au paragraphe (1), l’employeur avise l’employé en congé de la modification du salaire et des avantages de son poste; dans les meilleurs délais, il lui envoie un avis à cet effet à sa dernière adresse connue.

  • 2008, ch. 15, art. 1

Note marginale :Interdiction : employé actuel

  •  (1) L’employeur ne peut invoquer le fait que l’employé est membre de la force de réserve pour le congédier, le suspendre, le mettre à pied, le rétrograder ou prendre des mesures disciplinaires contre lui, ni en tenir compte dans ses décisions en matière d’avancement ou de formation. Cette interdiction vaut également dans le cas de l’employé qui a l’intention de prendre ou qui a pris un congé en vertu de la présente section.

  • Note marginale :Autre interdiction : employé futur

    (2) Il est interdit de refuser d’employer une personne parce qu’elle est membre de la force de réserve.

  • 2008, ch. 15, art. 1

Note marginale :Règlements

 Le gouverneur en conseil peut prendre les règlements nécessaires à l’application de la présente section, notamment pour :

  • a) préciser les cas d’absence qui n’ont pas pour effet d’interrompre le service chez un employeur pour l’application du paragraphe 247.5(1);

  • b) préciser ce qui constitue ou non une opération pour l’application de l’alinéa 247.5(1)a);

  • c) prévoir des activités pour l’application de l’alinéa 247.5(1)b);

  • d) définir le terme « activité de développement des compétences militaires » pour l’application de l’alinéa 247.5(1)c);

  • e) limiter la durée des traitements, de la réadaptation ou du rétablissement visés à l’alinéa 247.5(1)g) ou prévoir les conditions d’application de cet alinéa;

  • f) préciser ce qui constitue ou non un préjudice injustifié pour l’application du paragraphe 247.5(4);

  • g) préciser ce qui constitue ou non un motif valable pour l’application des paragraphes 247.6(1), (2), (3) ou (4), 247.7(3) ou 247.93(2);

  • h) préciser les cas où l’article 247.7, le paragraphe 247.8(1) ou le paragraphe 247.91(2) ne s’appliquent pas;

  • i) préciser les cas où l’employeur ne peut s’autoriser de l’article 247.94 pour affecter l’employé à un poste différent, comportant des conditions d’emploi différentes;

  • j) [Abrogé, 2018, ch. 27, art. 495]

  • k) [Abrogé, 2018, ch. 27, art. 495]

  • l) prévoir les catégories d’employés qui ne peuvent se prévaloir du droit au congé prévu par la présente section, s’il est convaincu que l’exercice de ce droit par les employés de celles-ci aurait des conséquences déraisonnables;

  • m) prévoir les circonstances dans lesquelles des catégories d’employés ne peuvent se prévaloir du droit au congé prévu par la présente section.

  • 2008, ch. 15, art. 1
  • 2017, ch. 33, art. 212
  • 2018, ch. 27, art. 495

SECTION XV.3Tests génétiques

Note marginale :Définitions

  •  (1) Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente section.

    communiquer

    communiquer Est assimilé à l’acte de communiquer le fait d’autoriser la communication. (disclose)

    test génétique

    test génétique Test visant l’analyse de l’ADN, de l’ARN ou des chromosomes de l’employé à des fins telles la prédiction de maladies ou de risques de transmission verticale, ou la surveillance, le diagnostic ou le pronostic. (genetic test)

  • Note marginale :Test génétique

    (2) Tout employé a le droit de refuser de subir un test génétique, et nul ne peut l’obliger à en subir un.

  • Note marginale :Communication des résultats

    (3) Tout employé a le droit de ne pas communiquer les résultats d’un test génétique, et nul ne peut l’obliger à les communiquer.

  • Note marginale :Mesures disciplinaires interdites

    (4) Il est interdit à l’employeur de congédier, suspendre, mettre à pied ou rétrograder un employé ou de lui imposer une sanction pécuniaire ou autre ou de refuser de lui verser la rémunération afférente à la période au cours de laquelle il aurait travaillé s’il ne s’était pas prévalu des droits prévus par la présente section, ou de prendre — ou menacer de prendre — des mesures disciplinaires contre lui pour l’un ou l’autre des motifs suivants :

    • a) son refus de subir un test génétique à la demande de l’employeur;

    • b) son refus de communiquer les résultats d’un test génétique;

    • c) les résultats d’un test génétique qu’il a subi.

  • Note marginale :Communication par un tiers

    (5) Nul ne peut communiquer à l’employeur le fait qu’un employé a subi un test génétique ou les résultats d’un tel test sans le consentement écrit de l’employé.

  • Note marginale :Collecte ou utilisation

    (6) Il est interdit à l’employeur de recueillir ou d’utiliser les résultats d’un test génétique subi par un employé sans le consentement écrit de celui-ci.

  • 2017, ch. 3, art. 8
 
Date de modification :